Fondation La Ruche – Seydoux

MARNIX

RAEDECKER

Né en 1951, formé à l’Atelier Charpentier (Beaux-Arts de Paris), MarnixRaedecker poursuit depuis toujours un  voyage singulier. Un voyage où les certitudes comptent moins que les rencontres, où les œuvres naissent d’un déplacement, d’une intuition, d’une main tendue.

« Comme un voyageur dans un espace restreint », écrit-il.

Ses sculptures ne cherchent pas à imposer un récit. Elles ouvrent des chemins. Elles laissent circuler le temps, l’eau, le vent, les langues et les regards. Elles accueillent aussi les absences, les hésitations et les accidents qui accompagnent toute aventure humaine.

Une fontaine jaillit dans un parc et devient un lieu de rassemblement. Des passants s’arrêtent, des enfants jouent, des conversations naissent. L’œuvre continue alors sa vie, au-delà de la forme que lui a donnée l’artiste. Comme certaines histoires, elle garde aussi une part de ce qui ne se montre pas.

Dans Les Amours contrariées, des sphères blanches dérivent librement sur l’eau. Elles se rapprochent, se touchent parfois, puis s’éloignent sous l’effet du vent. Rien n’est fixé. Tout demeure possible.

Avec Marina Coupole, un visage de femme émerge dans sa simplicité lumineuse. Les traits s’effacent pour laisser place à une présence. L’artiste parle d’ « incommunicabilité ». Au milieu du mouvement des choses, quelque chose demeure.

Depuis de nombreuses années, Marnix Raedecker développe Europe, œuvre participative où un même texte est traduit dans plus d’une centaine de langues. La sculpture devient ici un espace de dialogue, un lieu où les différences ne s’effacent pas mais se répondent. Dans Le Septième Jour, un corps de femme éclairé de l’intérieur diffuse une lumière persistante. Comme souvent chez Marnix Raedecker, l’œuvre ne livre pas son secret. Elle accompagne. Le voyage continue.

1. Fontaine des anonymes

2. Marina Coupole

3. Amours contrariés

4. Europe s’expose

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